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L’age d’or des peintres academiques

 

La peinture académique (1850-1880) est la peinture produite sous l’influence d’une Académie des beaux-arts ou, par extension, sous l’influence d’une institution équivalente organisant le système des Beaux-Arts

 

Fondé en 1648 par Louis XIV, l’enseignement de l’Académie repose sur certains principes fondateurs :

  • affirmer la primauté du dessin sur la couleur ;
  • approfondir l’étude du nu, de l’anatomie ;
  • privilégier le travail en atelier par rapport au travail en plein air,
  • réaliser des œuvres « achevées » ;
  • imiter les anciens, imiter la nature.

Le travail des peintres academiques est caractérisé par un goût très fort pour les thèmes historiques et le goût pour l’orientalisme. Elle emprunte au néoclassicisme de David ou d’Ingres sur le plan thématique, stylistique autant que technique.

L’expression « peinture académique » recouvre les courants qui, après le Néoclassicisme et après l’apogée du Romantisme et du réalisme, dominent la peinture occidentale du milieu du XIXe siècle, sous l’influence des Académies d’Europe dédiées aux Beaux-Arts et en particulier de l’Académie des Beaux-Arts de Paris, alors la plus rayonnante. Ainsi, parmi les artistes emblématiques de la peinture académique, figurent les peintres français du Second Empire, Alexandre Cabanel, William Bouguereau, Jean-Léon Gérôme et Horace Vernet

Si on se penche sur les principes fondateurs, on peut extraire certains éléments qui vont être directement exploitables pour la photo:

affirmer la primauté du dessin sur la couleur

La reconnaissance de cette primauté remonte à la naissance des Académies. Il s’agissait alors de mettre l’accent sur l’aspect spirituel et abstrait de l’art : le trait ne se rencontre pas dans la nature. L’artiste l’utilise, ainsi que les contours et l’ombre, pour créer l’illusion des trois dimensions sur une surface plane. Quant à la couleur, présente dans la nature, donc concrète, elle est confinée dans un rôle secondaire et son apprentissage n’est pas jugé nécessaire. « Le dessin comprend les trois quarts et demi de ce qui constitue la peinture » affirme Ingres. Dans sa Grammaire des Arts du dessin, publiée en 1867, Charles Blanc reconnaît que la couleur est essentielle en peinture, mais qu’elle occupe le second rang : « L’union du dessin et de la couleur est nécessaire pour engendrer la peinture, comme l’union de l’homme et de la femme pour engendrer l’humanité ; mais il faut que le dessin conserve sa prépondérance sur la couleur. S’il en est autrement, la peinture court à sa ruine ; elle sera perdue par la couleur comme l’humanité fut perdue par Eve »…

approfondir l’étude du nu, de l’anatomie

Cette étude s’appuie sur un travail à partir de la sculpture antique et du modèle vivant. Il ne s’agit pas seulement de copier la nature, mais de l’idéaliser, conformément à l’art antique et de la Renaissance. Le dessin du corps humain est l’expression supérieure et l’incarnation de l’idéal le plus élevé.

 

Ces deux principes en particulier sont au cœur de ma pratique de la photo.

 

Le déclin de l’académisme

A partir de 1897, les peintres academiques furent boudés, méprisés pour leur Art « pompier », qualifié  de grandiloquent et excessif par les peintres avant-gardistes, Manet, Degas, Pissarro, Monet, Renoir, Sisley et Cézanne.

L’application du mot « pompier » à l’art académique, apparait à la fin du XIXe siècle (1888 d’après le Robert) pour le tourner en dérision. Selon Le Larousse son origine peut être retrouvée — mais sans certitude historique appuyée sur un document — dans les traditions de l’École des beaux-arts. Au moment du Romantisme, les élèves de l’École célébraient ironiquement dans les tableaux de David et de ses émules les guerriers nus porteurs de ces casques antiques. Ils en auraient fait un couplet de la chason des Quat’zarts (Un casque de pompier Ça fait presque un guerrier).

 

« Un casque est une coiffure
Qui sied à leur figure
Un casque de pompier
Ça fait presque un guerrier.

La chanson rituelle des quat’ zarts

Le projet: Peintres Academiques

Ces peintures ont quelque chose de particulier, qui s’apparente aussi bien au dessin qu’à la photo telle que nous la connaissons actuellement, avec une attention toute particulière portée à la réalisation:

Ingres note : « La touche, si habile qu’elle soit, ne doit pas être apparente : sinon elle empêche l’illusion et immobilise tout. Au lieu de l’objet représenté elle fait voir le procédé, au lieu de la pensée elle dénonce la main ».

 

J’ai grandi, entouré par les dessins et esquisses réalisés ma grand-tante, qui avait étudié aux Beaux-Arts. Ces dessins, d’hommes et de femmes nus, étaient conformes aux canons de l’Académie. Très étudiés, avec une attention toute particulière apportée au réalisme, ils me semblaient déja être des peintures!

A l’origine du projet, une photo, un modèle, l’idée était lancée, il fallait absolument revisiter ces peintres academiques. Il ne reste plus que la question du temps et des modèles qui seront motivées par ce projet.

Des nus, des drapés, il y aura surement de tout. C’est un projet à long terme, qui me tient tout particulièrement à cœur.

Les photos présentées dans l’assemblage ci-dessous sont les précurseurs de ce projet. Alors si vous voulez en être; n’hésitez pas!

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Peintres academiquesles photos seront exposées progressivement dans la galerie dédiée

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